Voilà un moment déjà que je vous laisse de côté! (SORRY!! Marchés de Noël obligent, j’ai failli perdre la tête!) Voilà qui est terminé , je peux désormais me mettre à travailler sur les prochaines créations qui seront à paraître dans un avenir très très rapproché! (Bin oui j’arrête jamais!)

En salon je me fais souvent demander d’où me viens cette idée qu’est Les Chinoiseries, comment j’en suis venue à créer mes produits qui sont, je l’espère, à chacune de leur façon des petites pièces d’art unique. C’est ce soir que je me lance dans cette explication du parcours qui me mène jusqu’à vous aujourd’hui!

ALORS SI LE CŒUR VOUS EN DIT, JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE LECTURE.

Longtemps, je me suis définie comme une éternelle étudiante et pourtant, je dois dire que mon parcours sur les bancs d’école, quoique complet, fut plutôt rapide.

  • D.E.C en communications, arts et littérature. (Qui n’a fait qu’accroître mon amour pour les arts et me pousser à poursuivre dans cette voie)
  • BACCALAURÉAT en arts plastiques (j’en suis venue à cerner ce que j’aimais et ce que je souhaitais questionner en me posant déjà moi-même beaucoup de questions)
  • MAÎTRISE en arts visuels (enfin j’ai trouvé des réponses et des façons de travailler, mais désormais je n’arrive plus à simplement créer, je pense sans cesse.)

Fin de mon parcours sur les bancs d’école en 2014. J’avais 24 ans, je m’étais donné coeur et âme dans mes recherches et dans la création et voici où j’en étais:

 » C’est dans une optique réaliste, comme le regard que Lena Dunham (Télésérie GIRL) pose sur la société, que je réfléchis mes propositions visuelles. Au travers de celle-ci, je suggère un discours qui pourrait très bien servir de réponse aux questionnements, portant sur l’indissociabilité de l’image et de la femme, posée entre autres par Nelly Arcand. Je travaille dans mes images, une présentation de corps féminins atypiques, résistants, contestataires et réactionnaires aux normes établie par la société occidentale. Les corps que je présente dans mes recherches visuelles ne sont pas tous de type de hors-normes, mais ils accompagnent la résistance féminine. Ces corps résistants ne sont pas monstrueux, ils ne sont pas non plus difformes. Ce sont des corps féminin ordinaires, jolis, ils ne sont pas poussés dans l’extrême. Ils pourraient pour la plupart entrer dans les critères esthétiques établis mais se refusent à ce type d’autorité. Ils sont libres, ils se veulent résistant autant dans leur physique parfois négligés que dans leurs attitudes revendicatrices et insoumises, qui se dresse, se refuse face au moule imposé. Je réfléchi le corps féminin en explorant les rondeurs affirmées, les formes inexistantes, les musculations, le laissez allez corporel ou encore la pilosité non contrôlée. Mais surtout, je réfléchis le corps féminin en m’éloignant des critères de beautés spécifiques imposés par la société, tout comme par l’apprentissage imposé par celle-ci. Ce que je tends à créer dans mes images, c’est le reflet de la réalité qui semble trop souvent oublié par les diverses industries gérant l’imagerie féminine. C’est à l’aide de différentes techniques (du dessin numérique au dessin au plomb en passant par la sérigraphie et l’installation) que je réussis à présenter ces réflexions et questionnements sur l’image corporelle de la femme. Afin de bien rendre mon sujet, j’explore la notion de multiple, et d’exagération qui sont bien présents dans la notion de « trop », mais aussi dans celle de la série. Les femmes n’ont pas la même portée lorsqu’elles sont seules et lorsqu’elles sont en série[1]. Un peu à la façon des poupées russes, voulant qu’une femme seule soit beaucoup plus fragile que toutes réunies. Il en va de même pour mes corpus d’oeuvres. Une seule oeuvre n’as pas la même portée que tout le corpus réunit. Ces femmes, elles luttent pour quelque chose, en occurrence, pour la libération de la femme image. Finalement, je ne caractérise pas ma démarche comme étant une critique sociale, je ne fais que rapporter la façon dont l’image de la femme nord-américaine semble vouloir mettre un frein au moule corporel émis par diverses industries de l’imagerie féminine. Je ne souhaite que provoquer une réflexion et aiguiser la conscience chez le regardeur, face à la femme image, la femme ornement. » [1] Voir la théorie de Martine Delvaux dans son essai : Fille en série; des Barbies aux Pussy Riot.

MON MÉMOIRE, VOUS LE TROUVEREZ ICI

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À ce moment dans ma tête: Je suis fière de ce que j’ai accompli sur les bancs d’école, j’ai développé une technique qui m’est propre et qui me ressemble. J’ai réussi à exprimer par écrit et visuellement ce que je pensais.

LE APRÈS RAPPROCHÉ

Je n’ai pas été en mesure de créer quelque chose dans les deux années suivant ma maîtrise, j’étais épuisée. J’ai bien fait des petits dessins par-ci et par là, mais rien qui ne me rendait vraiment fière ou qui faisait du sens. D’autant plus que je n’étais pas en mesure de me défaire de l’idée du « POURQUOI ». Ce fameux pourquoi est selon-moi une des conséquences directes liées à ce domaine d’études qu’est les arts visuels. (JE NE SUIS PAS NÉGATIVE, MAIS RÉALISTE, JE NE SUIS PAS LA SEULE À M’ÊTRE RETROUVÉE DANS CETTE SITUATION. JE NE CHANGERAIS RIEN À MON PARCOURS, JE L’AI ADORÉ)

  • Pourquoi as-tu fais ça?
  • Que veux-tu dire?
  • Quel est le message derrière ton oeuvre?
  • Pourquoi ces choix esthétiques?

De façon inconsciente j’avais été « minder » a trop réfléchir, impossible de créer simplement par envie ou passion. Tout ce que je créais devait inévitablement avoir un sens et surtout devait avoir un lien avec mon cursus de recherche. Ce qu’on apprend sur les bancs d’écoles, on s’en imprègne et ça devient un peu comme une seconde peau.

Deux ans plus tard, j’ai décidé d’arrêter de me mettre de la pression dans la création et de simplement faire, c’était le début des Chinoiseries, des coussins animaliers, simplement pour me vider l’esprit.

LE APRÈS AUJOURD’HUI

Les Chinoiseries ont aujourd’hui un ans et demi, et je commence a être à l’aise, je m’autorise à créer pour le plaisir, mais je commence aussi à explorer autour de ce qui a toujours alimenter mes réflexions. C’est un combat de tout les jours, j’essaie de ne pas trop réfléchir, de d’abord le faire par plaisir. Je ne voudrais pas perdre cette flamme que j’ai mis tant de temps à raviver.

Peut-être que ça ne fais pas de moi une artistes complète, peut-être que je ne serai jamais reconnu par mes pairs comme tels. Du moins, aujourd’hui je suis heureuse de créer et je compte continuer de le faire.

Récemment quelqu’un me confiait que pour elle j’étais un modèle de réussite et d’artiste accompli. (ÇA FAIT CHAUD AU COEUR! VRAIMENT, PARCE QUE MOI DANS MA TÊTE JE ME BATS SOUVENT AVEC MOI-MÊME EN ME TROUVANT TELLEMENT POCHE!) C’est ce qui m’a fait prendre du recul et ce qui m’a permis de vous raconter mon histoire aujourd’hui. Nous sommes généralement trop sévères envers nous-mêmes, nous mettons sur pied des barrières qui n’ont pas lieu d’être.

Je conclurais ainsi:

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SOYEZ FIERS DE QUI VOUS ÊTES ET DE CE QUE VOUS FAITES!

LORSQUE VOUS AUREZ ENVIE DE BAISSER LES BRAS, LEVEZ-LES ENCORE PLUS HAUT!

XOXOX

ROXANNE,

La folle aux Chinoiseries

 

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